Vendredi 22 juin 2007
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18:40
Monsieur Michel Barnier vient d’être nommé Ministre de l’Agriculture et de la Pêche. A cette occasion, le SFOERTA
tient à rappeler ses préoccupations essentielles.
Rentrée scolaire 2007 : des revendications urgentes à satisfaire !
Nous sommes à quelques semaines d’une rentrée qui s’annonce particulièrement difficile dans les établissements : des postes
ont été supprimés, des milliers d’élèves se voient interdire l’accès à l’enseignement agricole public du fait de contingentement des effectifs, des menaces pèsent sur les statuts des personnels,
les conditions de travail se dégradent, notre pouvoir d’achat régresse.
C’est pourquoi le SOERTA considère que des revendications
urgentes doivent être prises pour assurer la rentrée 2007 et particulièrement :
Maintien des classes et sections, rétablissement des postes supprimés, non au contingentement des effectifs, accueil de tous
les élèves qui font le choix de l’Enseignement Agricole Public
Respect des référentiels, non à la diminution de la DGH et attribution des moyens nécessaires pour la rentrée
2007
Rétablissement des anciens seuils de dédoublement et des heures de soutien remis en cause avec la refonte des grilles
horaires.
Maintien et respect de notre statut national : respect des statuts et des obligations de service dans les
établissements. Maintien du décret de 1971 sur les obligations de service des enseignants de l’EA. Maintien des garanties statutaires (rémunérations, mobilité, carrière, notation…) pour tous les
personnels y compris les personnels transférés (TOS)
Garantie de réemploi des personnels précaires.
Renforcement des moyens de surveillance par des personnels, rétablissement du statut des MISE.
Validation des services des personnels en CFA et CFPPA
Des mesures pour aider les établissements en difficultés financières.
Défense du pouvoir d’achat, augmentation générale des salaires 2007. Opposé au slogan « moins de fonctionnaires, mieux payés
», avec la FGF, le SFOERTA revendique la défense de l’unité de la grille indiciaire et l’augmentation de la valeur du point d’indice.
Assurer le maintien et la défense de l’Enseignement Agricole Public au sein du Ministère de l’agriculture
et de la Pêche :
Chacun d’entre nous peut le constater tous les jours, la dégradation de l’enseignement agricole public et des conditions de travail des
personnels s’accentue d’année en année.
L’enseignement agricole public est menacé dans ses spécificités et son existence même. L’administration pour respecter un budget « contraint » ne cesse de fermer
des classes, de supprimer des postes, de contingenter les effectifs, de regrouper des sections au mépris de tout aspect pédagogique. Les référentiels sont remis en cause dans le but de limiter
les coûts de formation, l’aspect pratique et professionnel de notre enseignement est peu à peu réduit à peau de chagrin … la liste est longue de ces mesures de démantèlement de notre
enseignement.
Nous réaffirmons, contre tous ceux qui sont prêts à liquider l’Enseignement Agricole Public, en particulier par son rattachement à l’EN, notre volonté de défendre son maintien au sein du Ministère de
l’agriculture et de la Pêche, gage de ses spécificités notamment professionnelles.
Pour le SFOERTA la défense d’un enseignement agricole de qualité et la défense des statuts des personnels sont
indissociables.
C’est pourquoi le SFOERTA se prononce
pour :
Retour à une gestion nationale des structures, non aux fermetures de classes et sections imposées, non au regroupement forcé
d’établissements ou de sites.
Re-professionnalisation des formations
Défense des exploitations et des ateliers pédagogiques : moyens financiers accordés pour qu’ils assurent pleinement
leurs missions
Maintien des formations dans les 4 secteurs (production, aménagement, transformation, services)
Défense de la formation professionnelle pour adultes et l’engagement de l’Etat y compris par la création de postes de
fonctionnaires dans les centres.
Attaché à l’indépendance syndicale, le SFOERTA n’a pas pour intention de s’inscrire dans la cogestion du ministère, ni dans la
co-rédaction des mesures législatives et réglementaires.
Comme l’a déclaré Jean Claude Mailly, secrétaire général de la confédération FO : On ne négocie pas si l’on nous
dit « voilà le résultat à atteindre ».
Le SFOERTA entend jouer son rôle d’interlocuteur, et il est demandeur de négociations qui portent sur les revendications des
personnels, tant sur les conditions de travail, l’amélioration des rémunérations dans le cadre du maintien des statuts nationaux.